Vendredi, 11 Janvier 2013 12:45

benguerdaneDes unités de l’armée et de la garde nationale se sont déployées à Ben Guerdane, pour appuyer les forces de police. En ce vendredi 11 janvier, la situation paraît s’être tassée dans cette ville du sud tunisien, toute proche des frontières libyennes.

Le poste du commissariat de police, le bureau de la douane à Ben Guerdane, ainsi  qu’un entrepôt de céréales ont été incendiés, jeudi par les protestataires. Le local d’Ennahdha a également pris d’assaut, et des actes de pillage visant les véhicules saisis par la douane ont été recensés. Cependant, le porte-parole du ministère de l’Intérieur, Khaled Tarrouche, a précisé que les assaillants n’en sont pas pris aux armes du district de police de Ben Guerdane.

Les violents accrochages déclenchés hier entre les contestataires et les forces de l'ordre ont duré des heures et ont fait 3 blessés parmi les manifestants, qui ont été transportés à l'hôpital régional de Ben Guerdane. Trois agents de l'ordre ont défoncé la porte de l'hôpital dans le cadre d'une course poursuite contre des protestataires en fuite. Des employés médicaux ont regretté que les forces de l'ordre aient fait usage des bombes lacrymogènes sans prendre en considération les malades.

Le secrétaire général de l'union locale du travail, Ammar Mhamdi, dont les propos ont été rapportés par l’agence Tap a imputé «la responsabilité de cette montée de tension à l'autorité régionale et au gouvernement», arguant du fait que «les autorités régionales ont négligé ce mouvement social qui a duré six jours et n'ont pas répondu aux revendications des habitants de la région, qui portent sur le développement, l'emploi, et la relance des projets bloqués».

Synth Moez E.K

Ordre précaire à Ben Guerdane
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