Mardi, 15 Mai 2012 01:23

salafiste-aeroport carthageAbou El Fadhl Omar El Hadouchi, un cheikh salafistes djihadistes marocains a été retenu à l’aéroport Tunis Carthage et interdit d’entrée par la police des frontières, vers minuit, dans la nuit du lundi au mardi 15 mai. Les pages salafistes sur les réseaux sociaux tunisiens ont battu le rappel des troupes.

Et des groupes salafistes se sont dirigés en masse à l’aéroport, pour répondre à l’appel, et faire ainsi pression sur les autorités pour laisser le cheikh pénétrer en territoire tunisien.

Omar El Haddouchi est considéré comme l’un des principaux leaders de la mouvance salafiste djihadiste au Maroc. Il a été condamné à 30 ans de prison au Maroc pour son implication présumée dans les attentats de Casablanca de mai 2003. Il a fini par bénéficier d’une grâce royale en février dernier, et voici qu’il a été invité en Tunisie, par ses alter egos locaux. Omar El Haddouchi s’est notamment rendu célèbre par ses fatwas retentissantes. Il a ainsi appelé tous les Musulmans à quitter la France, la comparant à «des toilettes, où il convient de ne pas s’attarder».

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Reste qu’en Tunisie, alors que l’on s’apprête à célébrer la reprise du tourisme, cette cohue à l’aéroport risque d’être du plus mauvais effet. Les Occidentaux, qui, faut-il le rappeler, constituent l’essentiel de nos visiteurs, risquent de ne pas trop apprécier le comité d’accueil en qamis, et arborant les désormais habituels drapeaux noirs. Pis : les images qui circulent sur les réseaux sociaux, risquent même de faire tomber à l’eau une campagne payée en devises fortes sur le dos du contribuable et donc du tunisien moyen.

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Et voici qu’après la désormais célèbre razzia de l’horloge du 25 mars, au cœur de Tunis, nous assistons à la marche sur l’aéroport, un lieu stratégique, s’il en est, et en l’occurrence, un véritable poumon économique. Pour rappel, les autorités tunisiennes, (plus précisément le Premier Ministère) viennent d’accorder un visa légal à une formation politique d’obédience salafiste : le Front de la Réforme, dirigé par Mohamed Khouja qui déclare «ne pas voir de contradiction entre chariaâ et modernité» et qui affirme vouloir faire usage de «la persuasion et non de la violence».

 Reste maintenant à savoir si le cheikh marocain, encore retenu à l’aéroport à l’heure où nous écrivons ces lignes, sera finalement autorisé à entrer en Tunisie, et s’il pourra dans ce cas prononcer ses prêches enflammés dans nos mosquées.

Moez El Kahlaoui

Tunisie : Razzia salafiste à l’aéroport
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