Hassen Chalghoumi, imam tunisien en Israël
Mardi, 05 Juin 2012 11:02

chalghoumi tunisieHassen Chalghoumi, président de l’association culturelle des musulmans de Drancy en Seine-Saint-Denis, dans la région parisienne, débattra de la laïcité, de la démocratie, et de la religion, lors d’un forum organisé par l’ambassade de France en Israël, qui se déroulera du 5 au 7 juin 2012, au théâtre Habima, à Tel Aviv.

A noter que l’imam franco-tunisien a été plusieurs fois invité par le CRIF, une institution qui représente le sionisme en France, à l’inverse d’organisations comme l’UJFP, (Union juive française pour la paix). L’imam Chalghoumi prend donc visiblement le soin de «bien» choisir ses partenaires. Il sera donc à Tel Aviv aux côtés d’une autre tunisienne, la cinéaste Nadia El Fani, du journaliste et écrivain algérien Slimane Zeghidour, et de l’artiste plasticienne marocaine Majida Khattari.

Des personnalités françaises comme le philosophe Alain Finkielkraut (connu pour ses positions pro-israéliennes), l’essayiste Caroline Fourest, la journaliste Elisabeth Lévy seront également de la partie, avec un aréopage de représentants d’Israël tels que Yuval Cherlow, Directeur de l’école talmudique de Petah Tikva, et Shahar Ilan, Vice-président de l’association Hiddush pour la «liberté et l’égalité religieuse».

chalghoum tel aviv
Hassen Chalghoum à Tel Aviv, face à Yona Mezger, le grand rabbin des Ashkénazes

Hassen Chalghoumi n’a donc pas fini de faire de vagues, puisqu’il s’est permis d’inviter en 2009, Richard Prasquier, le très sioniste président du CRIF pour l’Aïd el-Kébir, la plus importante fête musulmane. Un bien curieux parcours pour cet imam né à Tunis en 1972, qui étudiera dans des écoles «coraniques» en Syrie et au Pakistan, avant de rejoindre la France en 1996. Il se fera d’abord connaître au début des années 2000 par ses prêches radicaux enflammés (dont quelques enregistrements circulent sur le Net), ce qui lui vaudra, selon de nombreuses sources d’être «approché» par les services français en 2004. Puis le revirement sera complet. Il critiquera virulemment les Frères Musulmans, posera aux côtés de Bernard-Henry Lévy dans des conférences de presse, se rapprochera d’une organisation sioniste française comme le CRIF, et le voici aujourd’hui à Tel Aviv, à discuter de «laïcité, démocratie et religion».

On se souviendra que des musiciens tunisiens avaient suscité une polémique, en août 2010, pour s’être produits devant un public israélien. L’un d’entre eux s’était même distingué en criant «Vive Netanyahu», histoire de faire plaisir à son audience. Et voici qu’après la Révolution, des membres de «l’intelligentsia» maghrébine font le voyage deTel Aviv.

Moez El Kahlaoui

Hassen Chalghoumi, imam tunisien en Israël
 

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