Le Zmaqtal, l’art fatal de Moncef Ouerghi
Dimanche, 22 Avril 2012 23:13

moncef-ouerghiL’annonce a été lancée. Un nouveau cours d’art martiaux destiné aux femmes est désormais disponible à l’Ariana. Jusqu’ici, rien de bien particulier. Sauf qu’il s’agit d’une discipline créée par l’un de nos concitoyens, qui a fait le voyage de la Tunisie à l’Extrême-Orient à pieds.

Un résistant qui a compté 17 années passées dans les geôles de Ben Ali, pour appartenance à la mouvance islamique. Il s’agit de Mohamed Moncef Ouerghi, et de son art, le Zmaqtal.

Le terme Zmaqtal est une contraction des mots arabes «Zaman» et «Qital», soit «temps» et «combat». Un art d’abord inspiré du Silat malaisien, profondément enraciné dans les valeurs islamiques. Ce qui n’a pourtant pas dissuadé les forces spéciales et les services d’intervention de pays comme la France ou les Etats-Unis de l’intégrer dans leur arsenal martial. Mais le Zmaqtal n’est pas juste du Silat. La nouvelle discipline a été enrichie par l’expérience accumulée par Moncef Ouerghi, au cours de ses années de pérégrination.

moncef-ouerghi ezzmaqtalUn art longtemps resté secret, et interdit par les autorités. Il aura fallu attendre que son fondateur sorte enfin de prison, et que survienne la Révolution, pour qu’il éclate au grand jour, et puisse susciter l’intérêt grandissant des fans d’arts martiaux en Tunisie. Un halo de secret et de légendes entoure cet art de combat et son fondateur. Certains lui attribuent même des exploits aux frontières du surnaturel.

Mais rien de réellement surprenant quand on sait les pouvoirs dont sont capables les maîtres de Silat, des jungles malaisiennes. Et quand les arts de combat japonais ou chinois plongent leurs racines dans le bouddhisme, le taoisme, et autres religions et philosophie asiatiques, le silat, lui, qu’il soit d’Indonésie ou de Malaisie, est animé par le souffle islamique. L’Ilmu, terme malaisien désignant les pouvoirs secrets du silat, permet ainsi à ses adeptes de décupler leur résistance physique grâce à la force de leur mental.

Mais après des décennies de clandestinité, cet art finira-t-il réellement par se populariser ? Ou restera-t-il confiné dans ces milieux «particuliers» où le combat apparait comme une nécessité ? Et vu le parcours de Moncef Ouerghi, le Zmaqtal s’adresse-t-il vraiment à tous les Tunisiens ?

Lotfi B.C

Les cours féminins ont lieu :
le mercredi de 4h à 5h30, le samedi de 4h30 à 6h, et le dimanche de 11h à 12h30
au Fitness Club, à la rue Belhassen Jerad, à l’Ariana, près du Lycée Technique

Le Zmaqtal, l’art fatal de Moncef Ouerghi
 

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