Sondage : 66% des Tunisiens contre le recours au FMI
Jeudi, 06 Juin 2013 16:18

fmi66% des Tunisiens ne sont pas favorables à la demande de prêt faite par le gouvernement tunisien auprès du Fond Monétaire International (FMI). Tel est le résultat d’une étude menée par l’institut Tunisie Sondage, réalisée du 28 mai au 2 juin 2013 sur un échantillon de 1550 personnes, représentatif de la population tunisienne âgée de 18 ans et plus.

Le sondage montre que le Tunisien est très préoccupé par l’économie du pays et les différents enjeux associés. A cet égard, la quasi-majorité des répondants ont une perception négative de la situation économique actuelle : 33% la trouve grave, 30% la considère alarmante, 29% estime qu’elle est préoccupante alors que, seulement, 8% estime que la situation économique est normale.

La majorité des Tunisiens (85%) sont conscients de l’ampleur croissante du taux d’endettement et du déficit budgétaire de la Tunisie et 88% d’entre eux éprouvent de l’inquiétude à ce sujet.

Concernant le degré de connaissance des Tunisiens des démarches entreprises par le gouvernement auprès du FMI pour obtenir un crédit, 79% des sondés sont au courant de cette démarche et 68% de ces derniers savent que ce prêt est soumis à plusieurs conditions de reformes bancaires, de réduction des dépenses publiques et d’augmentation des prélèvements.

Les résultats du sondage révèlent que 66% des Tunisiens n’approuvent pas la demande de prêt faite par le gouvernement tunisien auprès du FMI contre 23% favorables à cette démarche et 11% qui ne se prononcent pas.

Pour les répondants opposés à la demande de prêt, 59,1% de ces derniers considèrent que le prêt est un lourd fardeau pour le prochain gouvernement pour les années à venir. Concernant les sondés favorables au prêt, 34,3% de ces derniers pensent que ce prêt permettra de la relance de l'économie et à l'instauration de la stabilité sociale à moyen terme alors que 25,7% estiment qu’il n’y pas d’autres solutions pour la Tunisie.

Selon communiqué

Sondage : 66% des Tunisiens contre le recours au FMI