Standard & Poor’s : La note de la Tunisie recule de deux crans
Samedi, 17 Août 2013 00:17

poor standardLa note souveraine à long terme de la Tunisie vient d'être rétrogradée de deux crans, passant ainsi de «BB- « à «B». C’est ce qu’a annoncé l'agence mondiale de notation «Standard & Poor’s» sur son site officiel ce vendredi 16 août.

Ainsi, pour S&P, l’aggravation des risques du terrorisme pourrait menacer le tourisme, principal pilier de l'économie tunisienne, et influencer négativement les investisseurs locaux et étrangers.

Sur un autre plan, cette même agence a également revu à la baisse le transfert et l'évaluation de la convertibilité sur la Tunisie de «BB» à «B+» outre la réduction des taux de crédit de contrepartie à long terme de la Banque centrale de Tunisie de «BB- à «B».

Ces défaillances, précise encore «Standard & Poor’s», reviennent à un climat d'«incertitude politique» manifesté à travers les mouvements sociaux et les récents appels à dissoudre l'actuel gouvernement et les «institutions de transition» en plus des actes terroristes marquant la dernière période en Tunisie. Or selon l’agence, «l'agitation politique et sociale accrue menace la mise en place d'institutions légitimes et de mécanismes de réforme en faveur de la croissance du pays».

Et selon, Houcine Abassi, le leader de l'Union générale tunisienne du Travail (UGTT), «la crise politique que connaît la Tunisie a systématiquement influencé son économie qui risque, une détérioration aggravée». M. Abassi a par ailleurs souligné, que l’UGTT n'a plus la capacité de «jouer le rôle d'intermédiaire» à la lumière du «ravage» socioéconomique que connaît la Tunisie avec notamment des dommages auprès des institutions économiques.

La difficulté de la situation en Tunisie a été reconnue par le ministre des Finances, Elyes Fakhfakh, qui a avoué vendredi lors d'un débat radiophonique que «la situation économique en Tunisie est dangereuse», soulignant toutefois que «le pays ne court pas le risque de la faillites contrairement aux informations de certains experts économiques».

D'après le ministre tunisien, la chute du dinar tunisien par rapport à l'euro se maintient encore depuis la révolution pour se situer actuellement dans les alentours de 2,2 dinars pour un euro.

Pour la centrale patronale, l'Union tunisienne de l'Industrie, du Commerce et de l'Artisanat (UTICA), «la décision de Standard& Poor's résulte de la crise politique actuelle en Tunisie et de la persistance des perturbations sécuritaires ce qui a favorisé la détérioration de la situation économique».

Afin d'éviter le pire, l'UTICA a appelé dans un communiqué officiel, toutes les forces politiques du pays à «se mobiliser pour dépasser la crise actuelle dans les plus brefs délais dans les normes du consensus et la suprématie de l'intérêt suprême de la Tunisie pour ainsi se préoccuper du dossier économique».

Agences 

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