Investir en Tunisie : L'alibi solaire
Lundi, 08 Septembre 2014 14:46

Tribune. Ce n’est pas de laisse qu’elle a besoin, notre Démocratie, mais de tuteur telles les quenouilles du maïs destinées à servir de rames  aux légumes grimpant. Et en principe c’est vers ses Ainées qu’elle pourrait trouver pareil aide et soutien ! Par Mohamed Cheikhalifa, Macro-économiste.

Les problèmes de notre pays et de notre Démocratie naissante ne pourraient être résolus par ceux se référant au passé, dont les horizons se limitaient aux réalités révolues. Nous avons besoin d’hommes capables d’imaginer ce qui n’a jamais existé du moins dans notre zone géographique proche.

D’ailleurs notre jeune Démocratie pour prendre pied dans nos terres assoiffées à besoins d’irrigation afin de gaver ses vaillants entreprenant de surplus agricole et économique et étancher ainsi leur quête de plein emploi et de liberté : en somme la réalisation des objectifs qu’ils ont assignés à leur Révolution de la Dignité !

      Autrement qui va sauver notre économie de la banqueroute guidée vers cela par la myopie et le pilotage à vue d’une ex-Troïka aux abois, doublé récemment de technocrates issus, au forceps, d’un dialogue dit « National » ! Technocrates d’une culture de Cadres de Multinationales, qui nominalement n’ont rien de National mais juste un pis allé pour sortir du guet auquel les sortants  nous ont fourgués ?

Ainsi allons-nous rater des occasions à portée stratégique tel dans ce congrès dit des « Amis de la Tunisie » pour y  investir massivement pour venir en aide à la boiteuse Révolution !

En effet l’unique opportunité d’initier un développement autocentré pour arrimer le pays à son site pivot géostratégique inégalable en Méditerranée centrale, c’est la mise en valeur de notre avantage comparatif tant envié et convoité : l’énergie solaire, gisement à ciel ouvert s’il en est, dotant notre territoire de 1850 kWh/an/m² ! Y-a-t’il mieux que l’Union Européenne pour y investir dans un esprit gagnant / gagnant ?

En effet cette dernière, portée par son moteur dynamique qu’est l’Allemagne, qui a budgétisée 1 000 milliards d’Euro pour assurer sa transition énergétique. L’UE  est en quête effrénée d’énergie propre, au lieu et place de ses centrales à charbon aussi bien qu’aux centrales nucléaires vétustes et sources d’inquiétudes légitimes pour nos concitoyens méditerranéens !

Cette quête d’énergie renouvelable et durable n’a d’équivalent que celle de notre économie pour l’élément vital auquel elle est vulnérable : l’eau ! Il nous manquait au moins 18 Km3 pour  mettre la Tunisie littéralement à flots.

Ces deux désirs insatiables peuvent être satisfaits par le système de cogénération d’eau dessalée et d’électricité verte et ce, ici et maintenant, dans un cadre d’échange équitable digne de notre glorieuse Révolution,

      En effet une centrale à concentration solaire (CSP)  bâtit su un km² de nos terres/mer intérieure permettrait de dessaler, déminéraliser, distiller, en une année,  60 millions de m3 d’eau de mer et ce  à zéro émission de gaz à effet de serre !


Soleil sur mer, ça donne de l’or !

‘J’ai appris cela du soleil, quand il descend, lui qui déborde de richesse, alors il déverse l’or dans la mer à profusion, inépuisable, - de sorte que le pêcheur le plus pauvre même rame avec une rame d’or. ‘ (Nietzsche : Ainsi parlait Zarathoustra). Il n’est pas beau et miraculeux notre soleil flamboyant ? C’est le moment de le valoriser pour le bien de tous les intervenants ! Y investir est de bon aloi pour tout entrepreneur averti !

Cette eau serait échangée avec un système de troc idoine à définir par les protagonistes, pour être à l’abri de tout usure monétaire : à titre d’exemple = 1 kWh extrait solaire exporté vers la rive nord-Méditerranée : contre un m3 d’eau déminéralisée !

 Une trentaine de pays, autant d'institutions internationales mais aussi des dizaines d'entreprises privées ont été invités à participer à la relance de l'économie du pays qui fait figure de dernier espoir du Printemps arabe.

Voilà une occasion utile que nous attendons de nos partenaires qu'ils passent réellement à l’acte et investissent dans tels projets,

 Les ingrédients de notre Démocratie sont lyophilisés tout simplement; en leur ajoutant l'eau manquante, à un débit de 600 m3/seconde,  ils prendront forme comme par enchantement !

Sans prendre en considération ces données afin de restructurer les rapports nord/sud, notre « Révolution » démocratique demeure inachevée !

Donc l’intérêt, de notre Démocratie naissante d’avec ses Ainées, est réciproque ; gagnant/gagnant, et peut être satisfait de manière équitable et durable qui sied bien à l’ère de notre époque et notre village monde, dont la Révolution nous a projeté en plein dedans.

En cas de rejet de pareil projet par le conclave des Investisseurs du 8 septembre, il nous serait gré de tenter une approche similaire avec le Groupe naissant BRICS afin d’initier un flux de commerce triangulaire où un outsider de la Méditerranée serait la cheville ouvrière de notre Mégaprojet ! D’ailleurs l’annonce d’octroi de crédit Russe à la Tunisie,  de 500 M² de $, à des conditions très avantageuses indique bien une voie de coopération alternative. Qui dira mieux ? C’est à ce sommet du gratin de la finance mondiale de le décider !

Investir en Tunisie : L'alibi solaire
 

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