Les OGM menacent l’alimentation des Tunisiens
Mardi, 19 Mai 2015 19:50

Les produits alimentaires importés en Tunisie ne font pas l'objet d'analyses pour détecter les OGM (organismes génétiquement modifiés), a déclaré, mardi, M'barek Ben Naceur, directeur général de la Banque Nationale des Gènes (BNG).

Or le responsable tunisien a rappelé que ces organismes peuvent avoir des impacts négatifs sur la santé humaine et causer des allergies chez certaines personnes sous l'effet de leur résistance aux antibiotiques.

Et encore. Une étude menée en France par le Criigen (Comité de recherche et d’information indépendante sur le génie génétique) par les équipes du professeur Gilles-Eric Séralini, révélées en septembre 2012, sur les effets à long terme des OGM sur la santé a eu, à l’époque, l’effet d’une bombe. Et pour cause : quand on observe des rats exposés aux OGM durant deux ans, et non trois mois comme les sociétés le font, dans le but d’obtenir les autorisations, des tumeurs cancéreuses se développent prématurément chez les animaux.

Seulement, en ce qui concerne la Tunisie, aucune mesure de précaution réelle n’a été prise, surtout en ce qui concerne les produits importés.

 Mais à l'occasion d'une session de formation sur la détection des OGM, organisée à Tunis, le directeur de par la Banque Nationale des Gènes, a affirmé que son institution vise à exiger des analyses au sein de ses laboratoires, pour garantir la traçabilité génétique des produits importés.

D'autant plus que la Tunisie ne produit pas, à l’heure actuelle, de produits génétiquement modifiés.

 Et le risque pour notre pays, est de voir des gènes modifiés introduits faute de contrôle et transportés, sous l'effet de la pollinisation et la fécondation croisée à des plantes sauvages et à des cultures bio. Ceci pourrait aussi donner naissance à d'autres espèces de plantes sauvages et partant rendre le désherbage plus difficile.

Et si les Etats-Unis sont aux premières loges parmi les pays où les OGM prospèrent, Ben Naceur rappelle que les superficies réservées aux cultures génétiquement modifiées sont passées de quelques hectares en 1994, à environ 60 millions hectares en 2000.

Soufia B.A

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