Face à l’Ukraine, la baraka de la France islamo-africaine
Mercredi, 20 Novembre 2013 09:54

A l’heure où la ministre noire Christiane Taubira est trainée dans la boue pour ne pas avoir montré patte blanche. Alors que les médias français racolent et alimentent les peurs en désignant les Musulmans comme boucs émissaires. Les tirailleurs islamo-africains sauvent une fois de plus la mise à la France.

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A l’heure où la ministre noire Christiane Taubira est trainée dans la boue pour ne pas avoir montré patte blanche. Alors que les médias français racolent et alimentent les peurs en désignant les Musulmans comme boucs émissaires. En ce temps où les agressions visant explicitement les Musulmans de France se multiplient, dans le silence complice des élites de souche. Quand des intellectuels tels Finkielkraut en arrivent presque à justifier la xénophobie par de fallacieuses arguties, c’est la France Musulmane, la France Noire qui sauve l’honneur des Bleus face à l’Ukraine.

«Jamais auparavant, une équipe européenne n'avait surmonté un tel handicap» relève le journal «Le Monde» dans son édition du 19 novembre. C’est que la qualification au Brésil était plus que compromise après un 2-0 cinglant en Ukraine. Mais c’était compter sans la baraka des tirailleurs islamo-africains qui sauvent une fois de plus la mise à une France dont on croyait les chances de qualification définitivement compromises. Sa garde noire la mènera à l’exploit avec un cinglant 3-0.

Du haut de ses 23 ans printemps, le défenseur Mamadou Sakho, nés à Paris de parents sénégalais marquera à lui seul deux buts. L’homme qui se fait un point d’honneur de respecter le Ramadan  ne jeûnera pourtant pas face aux buts adverses. Son autorité s’exprimera, et laissera toute l’étendue de son talent, sa rage de vaincre, exploser sur le terrain.

L’ombrageux Karim Benzema, dont le père est originaire des montagnes de Kabylie percera à son tour et à deux reprises les filets ukrainiens. Même si l’arbitre ne reconnaitra qu’un seul de ses buts. Et c’est du véritable caviar iranien que servira Franck Ribéry, alias Bilal Yusuf Mohammed de son nom musulman, à ses coéquipiers. Généreux dans l’effort, ses infatigables chevauchées, ses coups d’estoc et de taille mèneront la razzia qui fera vaciller l’Ukraine.

Au final, un rebondissement digne du Comte de Monte-Cristo, l’une de ces épopées romanesques d’Alexandre Dumas, l’écrivain d’ascendance afro-antillaise. Une leçon pour cette forteresse murée dans ses contradictions, qui vomit aujourd’hui ceux dont elle a dévoré les vies dans ses hauts fourneaux, et dans les usines de Peugeot. Mais pas sûr que la France saura s’en souvenir. Car que reste-t-il aujourd’hui, en 2013, du mirage Black-Blanc-Beur de 1998 ?

Oualid Chine

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