Nida Tounes cloue Maya Ksouri au pilori
Jeudi, 13 Février 2014 15:24

Les supporters d’Ennahdha sur Facebook ont du souci à se faire. Puisque des sympathisants de Nida Tounes leur ont piqué les méthodes qui ont fait leurs «preuves» sur les réseaux sociaux. Entendez par là les attaques à la vie privée, les campagnes de dénigrement, dont Maya Ksouri fait aujourd’hui les frais.

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La chroniqueuse Maya Ksouri jusqu’ici louée, complimentées par les progressistes, est désormais clouée au pilori. La voici visée par des attaques d’une rare bassesse par ceux-là même qui la portaient aux nues. Elle a été jugée coupable de rappeler quelques anecdotes significatives mais que les barons de Nida Tounes auraient préféré passer sous silence. Comme le recours aux gros bras pour faire taire les voix dissonantes en internes. Comme ce culte du chef, dans la lignée de celui autrefois voué au «Combattant Suprême», quand celui-ci commençait à afficher les stigmates de la sénilité. En face, Bochra Belhaj Hamida, l’avocate de «l’Appel de Tunisie», transfuge d’Ettakatol, ne pouvait qu’afficher un visage livide et décomposé.

Et apparemment, les supporters d’Ennahdha sur Facebook ont du souci à se faire. Puisque des sympathisants de Nida Tounes leur ont piqué les méthodes qui ont fait leurs «preuves» sur les réseaux sociaux. Entendez par là les attaques à la vie privée, les campagnes de dénigrement, autant de joyeusetés dont Maya Ksouri fait aujourd’hui les frais.

Ainsi, une photographie mettant en scène la chroniqueuse en compagnie de l’avocat Abdelaziz Mzoughi est-elle utilisée pour la discréditer. A croire que les propos peu amènes tenus par Maya Ksouri lors de l’émission Klem Enness, diffusée sur la chaîne Ettounissia dans la soirée du mercredi 12 février, ont touché un point sensible.

En attendant, le masque du mouvement moderne et rassembleur paraît être bel et bien tombé, en même temps que son alibi progressiste. Dommage pour ceux qui se sont brûlés en s’en approchant de trop près. Ainsi, le Front Populaire, qui avait pourtant amorcé une fulgurante ascension, a fini par dégringoler presque aussi rapidement qu’il était monté. Le fait que ses leaders, notamment Hamma Hammami, aient pu paraître donner un blanc-seing, au parti de Caid Essebsi y est sans doute pour quelque chose.      

Sauf qu’en transposant la bataille sur le terrain médiatique, le parti fondé par Essebsi pourrait y laisser des plumes, et de perdre de précieux soutiens et relais télévisés qui paraissaient assurées. Et en s’attaquant à celle qui n’était pas loin d’être considérée comme l’icône médiatique du camp moderniste, Nida Tounes risque de brouiller durablement une image qu’il a jusqu’ici tenté de préserver.

Soufia Ben Achour

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