Ayadi : «Je ne soutiendrai pas Marzouki pour les présidentielles»
Mardi, 24 Avril 2012 16:36

marzouki-ayadi ruptureAbderraouf Ayadi, le secrétaire générale du Congrès Pour la République démis de ses fonctions sur décision du bureau politique de son parti, annonce son intention de ne pas soutenir Moncef Marzouki lors des prochaines élections présidentielles.

 «En vérité, nous n’avions pas vraiment un parti, mais des structures électorales. J’ai tenté de restructuré le CPR, mais j’ai été confronté aux obstacles mis en place par le bureau politique». C’est ce qu’a affirmé M. Ayadi, ce mardi 24 avril, sur les ondes de Shems FM. Et les déclarations fracassantes se sont multipliées.

«Les conséquences de l’alliance ont été négatives pour le CPR. Le rendement de nos ministres a été en deçà de nos attentes». Pis : il soulignera que «leurs agissements sont contraires aux principes même du CPR». Visiblement, la rupture est donc consommée, et les éventuelles portes susceptibles d’ouvrir sur une réconciliation ont été fermées. Ayadi soulignera que «la présidence a choisi son camp, en chargeant des conseillers de Carthage de s’exprimer sur la question». Pour rappel, c’est Imed Daimi qui a annoncé, lors d’une conférence de presse, la décision de démettre Abderraouf Ayadi de ses fonctions de secrétaire général.

Les coups de griffe ont fusé, pour viser des partis politiques, et même des membres du CPR. Ennahdha ? «C’est un mouvement social et religieux. Mais ce n’est pas un vrai parti, puisqu’elle n’a pas de ligne politique». Tahar Hamila ? «C’est un intrus. C’était un chef de cellule du parti au pouvoir (raiiss choôba), puis il parait qu’il a rejoint le MDS». Les ministres ? «Ils doivent démissionner de leurs fonctions au CPR et ne pas cumuler les fonctions».

Je n’ai pas été assisté aux négociations ministérielles. Ayadi laissera clairement entendre que c’est Ennahdha qui a opposé son véto à sa nomination à la tête du ministère de la Justice. Il précisera même que c’est l’actuel président de la République, M. Moncef Marzouki, qui a décidé de ne pas le laisser participer aux négociations, en accord avec son partenaire.

Malgré tout, Abderraouf Ayadi paraît calme et serein dans la tempête. Et selon lui, l’écrasante majorité des bureaux du cpr disséminés sur le territoire de la République le soutiennent. Il martèle : «Je bénéficie même de l’appui de nombreux avocats». Son avenir dans le parti ? « J’ai invité les militants à voter le 6 mai. S’ils veulent me démettre de mon poste, je rendrai mon tablier». Mais visiblement, la rupture entre les deux tendances au sein du CPR paraît irrémédiable, et bel et bien consommée.

Moez E.K

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