| Tunisie : La Femme, un simple complément de l’Homme |
| Jeudi, 02 Août 2012 02:27 |
Mme Mabrouk a ainsi mis en ligne un texte intitulé sobrement «Mauvaise journée à la commission droits et libertés». Elle souligne ainsi que «le problème, c’est que cette séance a servi de prétexte aux députés d’Ennahdha de revenir sur le principe d'égalité entre hommes et femmes, principe qu'on avait entériné à l'unanimité dans l'article 22». L’article 22 en question stipule que «les citoyens sont égaux en droits et libertés et face à la loi, sans discrimination d'aucune sorte».
La deuxième version de cet article 27 controversé, stipulait plus clairement que «l’Etat garantit les Droits de la Femme et ses acquis dans tous les domaines. Et il est interdit de promulguer des lois pouvant y porter atteinte, de quelque manière que ce soit». Le problème ? Selon Selma Mabrouk, ce texte n’aura recueilli que 8 voix. Or il est clair que cette version allait empêcher, même dans le futur, et ce, de manière constitutionnelle, l’éventuelle promulgation d’une loi remettant en cause les droits de la femme tunisienne. Ce qui n’a manifestement pas eu l’heur de plaire aux députés de la majorité. Curieux, tout de même, qu’un tel débat puisse encore avoir lieu à la Constituante, après la Révolution, où tant de membres du sexe dit faible se sont illustrés. Alors que la femme tunisienne a prouvé dans les faits, qu’elle était l’égale de l’homme, et qu'à bien des égards, elle lui était même supérieure. Soufia B.A Lire aussi : Les Tunisiennes sont supérieures aux Tunisiens Facebook Social Comments Box for Joomla |