Lundi, 02 Janvier 2012 15:06

phosphate-trainLe premier jour de cette année 2012, de jeunes chômeurs ont monté une tente sur la voie ferrée au niveau de Menzel Bouzaiene, dans le gouvernorat de Sidi Bouzid, avec pour objectif déclaré, d’empêcher les trains transportant le phosphate de passer.

Leurs motivations restent les mêmes : décrocher un emploi dans l’industrie du phosphate ou auprès de la Société nationale des chemins de fer. Ils déclareront aussi revendiquer l’indemnisation des victimes de la Révolution qui tarde à venir, à leur goût. A noter que les trains de passagers ne sont pas bloqués par les sit-inneurs.

Le même scénario ou presque, se reproduit dans la région de Gabès. Après avoir été levé durant quelques jours, depuis le 27 décembre, le sit-in qui a déjà duré plus d’un mois, a repris du côté du Groupe Chimique Tunisien (GCT). Les chômeurs qui ont pourtant été reçus par le président de la République, M. Moncef Marzouki, et par le ministre de l'Emploi et de la formation professionnelle Abdelwahab Maatar, ont de nouveau bloqué l’accès aux deux usines de la société.

Et voici qu’un autre haut responsable de l’Etat, M. Abdelkarim El Harouni, ministre du transport, ira de nouveau négocier avec les sit-inneurs occupant la gare de Menzel Bouzaiene, en espérant les convaincre de quitter les lieux, pour que la première activité industrielle de la région puisse reprendre. Pour rappel, dans son discours face aux membres de l’Union Tunisienne du Commerce et de l’Artisanat, le président Marzouki avait affirmé que la force publique sera utilisée en dernier recours, pour ne pas conduire le pays à «un véritable suicide collectif».

Mais visiblement, cette option n’est pas encore d’actualité, et le temps est encore à la persuasion. M.Samir Dilou, le porte-parole officiel du gouvernement et ministre des droits de l’homme a déclaré, ce lundi 2 janvier, que «la force et les méthodes policières ne sont pas le meilleur moyen pour résoudre des problèmes sociaux». Il s’agira donc encore, selon lui, de «dialoguer, et de rassurer les chômeurs en leur offrant des perspectives d’avenir».

Et en attendant, le blocage des activités industrielles dans des régions déjà sinistrées par le chômage, risque d’aggraver encore plus une situation déjà précaire.

Moez E.K

 

Pas de recours à la force face aux sit-inneurs
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